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Derecho y Literatura. Feminismo, Derechos humanos, y Derechos de los animales no humanos

Elizabeth Susan Anker

Fictions of dignity: embodying human rights in world literature

Cornell University Press, Ithaca, 2012, ix, 262 pages

ISBN: 9780801451362

Over the past fifty years, debates about human rights have assumed an increasingly prominent place in postcolonial literature and theory. Writers from Salman Rushdie to Nawal El Saadawi have used the novel to explore both the possibilities and challenges of enacting and protecting human rights, particularly in the Global South. In Fictions of Dignity, Elizabeth S. Anker shows how the dual enabling fictions of human dignity and bodily integrity contribute to an anxiety about the body that helps to explain many of the contemporary and historical failures of human rights, revealing why and how lives are excluded from human rights protections along the lines of race, gender, class, disability, and species membership. In the process, Anker examines the vital work performed by a particular kind of narrative imagination in fostering respect for human rights. Drawing on phenomenology, Anker suggests how an embodied politics of reading might restore a vital fleshiness to the overly abstract, decorporealized subject of liberal rights.

Introduction: Constructs by Which We Live

1. Bodily Integrity and Its Exclusions

2. Embodying Human Rights: Toward a Phenomenology of Social Justice

3. Constituting the Liberal Subject of Rights: Salman Rushdie’s Midnight’s Children

4. Women’s Rights and the Lure of Self-Determination in Nawal El Saadawi’s Woman at Point Zero

5. J. M. Coetzee’s Disgrace: The Rights of Desire and the Embodied Lives of Animals

6. Arundhati Roy’s «Return to the Things Themselves»: Phenomenology and the Challenge of Justice

Coda: Small Places, Close to Home

Notes

Works Cited

Index

Elizabeth S. Anker is Assistant Professor of English at Cornell University

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Último de los Seminarios de ‘Derecho y Literatura’. Filosofía del Derecho. Facultad de Derecho de la Universidad de Málaga. Curso 2013-2014

Esta mañana se desarrolló la primera sesión (1h.30’) del último de los seminarios de ‘Derecho y Literatura’ que, junto a los alumnos del Grupo A de Filosofía del Derecho (Vº Año de la Licenciatura en Derecho) de la Facultad de Derecho de la Universidad de Málaga, se ha venido dilatando desde octubre de 2013, con 197 alumnos participantes.

La lectura para esta ocasión habria de ser el libro de Italo Calvino que lleva por título La especulación inmobiliaria (La speculazione edilizia, 1963), programada desde comienzos de curso ((vid en este blog: Wednesday, September 04, 2013 Volviendo a Italo Calvino, ‘La especulación inmobiliaria’ (1963):- https://mixcelanea.es/iuridisctio/2013/09/volviendo-italo-calvino-la-especulacion.html)

Pero, además, invité a un grupo de alumnos a que directamente se ocuparan de la presentación, discusión crítica y debate, y sugerí asimismo procuraran la proyección de la película de Francesco Rosi, LE MANI SULLA CITTÀ (1963) (105’), interpretada en el papel protagonista por Rod Steige. Entendía que este añadido complementaría el proyecto y que, sin duda, contribuiría a enriquecer el debate.

 

Los alumnos responsables han localizado la película en la versión en lengua española. Aplaudo su interés y esfuerzo. A la versión proyectada esta mañana, no obstante, le faltan algunos minutos como consecuencia de haberse ‘bajado’ de una sesión televisiva que incluía cortes publicitarios.

Aquí ofrezco, a propios y extraños, la versión íntegra, en lengua italiana, con subtítulos.

 

Espero que la visionen, y mediten –desde Málaga y otros lugares– sobre los estragos morales de la corrupción política, el pus administrativo de las Administraciones locales en materia urbanística y la gangrena de una concepción economía de mercado salvajemente neoliberal.
J.C.G.

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Derecho y Literatura. Iluminaciones (I). Del Panopticon marino, o como Verne anticipó a Foucault, y la manera en que Bentham todo lo ve

Faro del Monte Igeldo de San Sebastián

Lei en la infancia El faro del Fin del mundo (Le phare du bout du monde, 1905) de Jules Verne (1828-1905). Con los años las lecturas mudan, pero la luz de algunas perdura inextinguible. Ayer regresé a Vigilar y castigar (Surveiller et Punir: Naissance de la prison, 1975). Michel Foucault (1926-1984) es siempre iluminador.

De las luminarias mentales, aún si como asociaciones imperfectas, debe dejarse constancia.

Entre tinieblas surgió la imagen del Polifemo apostado a las costas. Y vino entonces a inmiscuirse Jeremy Bentham (1748-1832), con su Panopticon (1791).

Solemnemente –dijo– reclamo el faro para mi teoría omnisciente.

La Comisión Permanente de Faros fue creada en España el 4 de Enero de 1842. En la actualidad su denominación es, desde Orden Ministerial de 27 de febrero de 1996, Comisión de Faros. En ella se regula el alcance de sus competencias.

J.C.G.

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Pintura, cine y un resto no impredecible de meditaciones cinéticas

Meditaciones cinéticas, o de como un cuadro de expresiva crítica a la ideología nazi pasa a documentar la decadencia de posguerra y, por último, memora con nostalgia a los felices improductivos. O, lo que es igual, Otto Dix (1891-1969) en La belleza (1922), Federico Fellini por Dolce vita (1960) y, terminando, La grande bellezza (2013), de Paolo Sorrentino.

J.C.G.

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Estética jurídica. Arte y Derechos Humanos

Bernard Edelman
Tous artistes en droit. Une petite histoire de l’esthétique
Paris : Hermann (Hermann Philosophie), Paris, 2012, 336 pp.
ISBN 9782705682064

Il n’y a plus d’art éternel, il n’y a plus de génie solitaire inspiré par les muses et oeuvrant dans son atelier. Nous naviguons tous, du soir au matin, nous sommes des nomades du virtuel. La terre est devenue plate comme un écran d’ordinateur où défilent, en continu, toutes les oeuvres du monde, toutes les marchandises, toutes les publicités. Nous sommes à bout de souffle et le marché est la seule réalité qui compte : il n’y a plus d’au-delà de l’histoire comme il n’y a plus d’au-delà du marché. Et l’art qui était notre ultime consolation, l’art qui nous faisait rêver et conjurait nos peurs et nos angoisses, a mis en scène ce marché : il en a fait un spectacle universel, et nous sommes devenus des consommateurs de culture et des consommateurs de nous-mêmes. Dans notre démocratie esthétique, tout homme est artiste car tout homme se voit comme une oeuvre d’art ; tout homme peut proclamer : «Regardez-moi, cela suffit», comme Duchamp aurait pu dire d’un ready-made : «Achetez-moi, cela suffit». L’histoire de l’esthétique moderne s’est déroulée en deux siècles à peine. La révolution industrielle, au XIXème siècle inaugurera l’art industriel, l’art utilitaire, comme on disait, et fit rouler dans la fange l’auréole du poète assassiné ; le XXème siècle a connu les grandes mises en scène des totalitarismes, l’utopie d’un peuple «oeuvre d’art totale», conçue par le guide suprême, Hitler ou Staline. Jusqu’à l’avènement de la démocratie esthétique qui concilie le marché et le narcissisme du «dernier homme».

Philosophe, avocat à la cour, docteur en droit, spécialiste du droit de la personnalité, du droit d’auteur et du droit de la presse, Bernard Edelman enseigne actuellement à l’Institut d’études politiques de Paris.

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Interpretación y motivación judicial en Derecho comparado.

Jean Salmon
Droit international et argumentation
Préface de Olivier Corten
Bruylant (Collection de droit international), Bruxelles, 2014, 520 pp.
ISBN :9782802745679

L’ouvrage rassemble une vingtaine d’articles que Jean Salmon a écrits au cours des années et qui se consacrent à la place et au rôle de l’argumentation en droit international.

Ces réflexions se situent à la croisée des enseignements du philosophe Chaïm Perelman sur la rhétorique et ceux de l’internationaliste Charles Chaumont sur les contradictions en droit international.

Le droit entend conformer les faits d’existence à du devoir être ; il le fait par un langage, exprimé dans le cadre d’un système et d’institutions, qui, elles-mêmes sont dominées par les contradictions entre les valeurs et les aspirations des États, créateurs par leurs volonté commune ou antagonistes des règles qui les gouvernent.

L’ordre juridique qui en résulte n’est ni clos, ni complet ; il est lacunaire, permet l’esquive. Il est fondé fréquemment sur un langage ambigu, faisant une place importante aux notions confuses La solution des antinomies n’est pas aisée en raison de l’absence d’hiérarchie entre les règles ou entre les organes chargés de les résoudre.

La qualification unilatérale reste majoritaire, l’idéologie affichée ou occultée dominante. Dans un tel contexte, l’argumentation, quoique soumise à ces contraintes et aux rapports de force, est présente à chaque moment de la vie du droit : sa création, son interprétation, son application au cas concret ou son évolution. L’identification de l’auditoire que l’on désire convaincre, le choix des arguments susceptibles d’y parvenir sont essentiels. Néanmoins, la prétention que le raisonnement juridique est présidé par le syllogisme judiciaire est largement illusoire. La motivation du juge international, essentielle pour régler les conflits, étant elle-même une argumentation qui doit convaincre, est un exercice d’autant plus délicat.

Préface

Argumentation et droit international

Partie I – Argumentation et langage

Chapitre 1. – Langage et pouvoir en droit international

Chapitre 2. – L’intention en matière de responsabilité internationale

Chapitre 3. – Les notions à contenu variable en droit international public

Chapitre 4. – Le concept de raisonnable en droit international public

Partie II – Argumentation et système juridique international

Titre I. – La place de l’argument d’autorité

Chapitre 5. – L’autorité des prononcés de la Cour internationale de La Haye

Chapitre 6. – L’auditoire de la Cour internationale de justice : du bilatéral à l’universel

Chapitre 7. – Quels sont les destinataires des avis rendus par la Cour internationale de justice le 8 juillet 1996 dans les affaires relatives à la licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires ?

Titre II. – La prépondérance de l’accord des états

Chapitre 8. – Les accords non formalisés ou solo consensu

Chapitre 9. – L’esquive ou les avatars du neutre

Titre III. – Le droit international n’est ni clos ni complet

Chapitre 10. – Quelques observations sur les lacunes en droit international public

Chapitre 11. – Le problème des lacunes à la lumière de l’avis Licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires rendu le 8 juillet 1996 par la Cour internationale de justice

Chapitre 12. – Le raisonnement par analogie en droit international public

Titre IV. – La difficulté du changement dans l’ordre juridique international : immobilisme et modification par sa violation.

Chapitre 13. – Changements et droit international public

Chapitre 14. – Réflexions introductives sur le fait et le droit

Titre V. – Le système de droit international est dominé par le jeu des contradictions

Chapitre 15. – Accords internationaux et contradictions interétatiques

Jean Salmon. Professeur émérite de l’Université libre de Bruxelles.

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Préface de Olivier Corten (Professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles), disponible en: http://fr.bruylant.larciergroup.com/resource/extra/9782802745679/Préface%20de%20DRINAR_20140401.pdf

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Jornadas sobre el pensamiento de Niklas Luhmann. Université d’ Ottawa (Canadá)

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Ilustrísimos. Derecho y Literatura en Francia. Novedad bibliográfica

Catherine Puigelier
L’art d’être savant : Ecrire la science et le droit/ The Art of Being a Savant. How Science and Law Were Written in the 18th and 19th Centuries
Traduit en anglais par Michael Lavin
Editions Mare et Martin (Collection Droit & Littérature 2), Paris, 2014, 479 pp.
Édition bilingue français-anglais
ISBN : 978-2-84934-131-5

Reseña del editor

«Les XVIIIe et XIXe siècles ont vu éclore des talents de science et de droit. Les mathématiques, la botanique, la géologie, la physique, la géographie seront des motifs d’évasion vers les secrets du monde ou les armes des hommes. Le droit est l’une de ces armes : l’éprouvette ou le compas vont être posés aux côtés d’arrêts de Cours de justice ou de livres de droit. Il s’agit d’échapper à l’obscurité et à l’irrationalité. L’expérience joue un rôle considérable. Il n’est plus possible de croire sans voir. Il n’est plus possible de dire sans garantir. La garantie passe (également) par des droits. Il n’est plus possible d’expérimenter ou d’opérer sans le respect de la dignité ou de l’individualité. Le parcours n’est pas sans heurts. On se dispute, on se ferraille, on s’empoigne pour accepter ce qui paraît naturel au droit français du XXIe siècle. L’homme ne peut être un outil de la science sans son consentement et le respect d’un ordre (qui va devenir public). Il n’est pas étonnant que la science et le droit s’associent ou qu’ils trouvent des chemins pour s’entretenir. Tous deux sont des causes de remue-ménage. Le cerveau aime se mettre à la disposition des incertitudes. Il est (souvent) prêt à s’installer dans l’ombre des complications. Certains hommes ont pourtant arraché cet organe humain qu’est notre machine à penser des griffes de la bêtise»

Sommaire

+ Siècle des lumières, siècle des ténèbres

+ Savants de science et de droit

– Benjamin Franklin. Un homme de science et de droit

– D’Alembert. Science et absence de clémence

– Nicolas de Condorcet. Science et constitution

– Georges Cuvier. Science et reconnaissance

– François Arago. Science et générosité politique

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No dejaré de subrayar una pequeña anécdota. La reciente designación de Manuel Valls como Presidente del Consejo de Ministros, c’est-à-dire, Premier ministre de France trajo días atrás algunos comentarios sobre su origen catalán, a semejanza de lo sucedido Alcaldesa de Paris, Anne Hidalgo, con doble nacionalidad francesa y española, por cuanto nacida en Cádiz.

Pocos se ha ocupado de otros precedentes ilustres hispanos que asumieron similares responsabilidades. Y tal vez convenga el recordatorio.

Así, algo sí existe publicado sobre el mulato Severiano de Heredia, nacido en La Habana en 1836 y que con diez años y en compañía de su madre adoptiva pasó a Francia. Durante la III República ocupó la Alcaldía de Paris, donde falleció en 1091. Vid. Paul Estrade, Severiano de Heredia, ce mulâtre cubain que Paris fit « maire » et la République ministre, Les Indes Savantes, Paris, 2011. 166 pp. ISBN : 2846542708 (Recensión en IdeAs, 3 Hiver 2012. Disponible en http://ideas.revues.org/542?lang=en)

La parte final del libro de Catherine Puigelier nos da nueva ocasión para la memoria, pues la dedica a François Jean Dominique Arago (1786–1853), o lo que es igual, a Francesc Joan Domènec Aragó, quien naciera en Estagell, en el Department Pyrénées-Orientales al sur de France. Aragó se reconocía como ‘catalán’ e hizo el número 25 de los Premier ministrede France, concretamente entre el 9 de mayo y 24 de junio de 1848.

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Negro sobre blanco. Raza, Derecho y Literatura en EEUU

Karla FC Holloway
Legal Fictions: Constituting Race, Composing Literature
Duke University Press, Dirham, 2014, 176 pp.. 3 phot.
ISBN: 978-0-8223-5595-3

In Legal Fictions, Karla FC Holloway both argues that U.S. racial identity is the creation of U.S. law and demonstrates how black authors of literary fiction have engaged with the law’s constructions of race since the era of slavery. Exploring the resonance between U.S. literature and U.S. jurisprudence, Holloway reveals Toni Morrison’s Beloved and Charles Johnson’s Middle Passage as stories about personhood and property, David Bradley’s The Chaneysville Incident and Ralph Ellison’s Invisible Man as structured by evidence law, and Nella Larsen’s Passing as intimately related to contract law. Holloway engages the intentional, contradictory, and capricious constructions of race embedded in the law with the same energy that she brings to her masterful interpretations of fiction by U.S. writers. Her readings shed new light on the many ways that black U.S. authors have reframed fundamental questions about racial identity, personhood, and the law from the nineteenth into the twenty-first centuries. Legal Fictions is a bold declaration that the black body is thoroughly bound by law and an unflinching look at the implications of that claim.

Table of Contents

• Preface

• Introduction: Bound by Law

o Intimate Intersectionalities—Scalar Reflections

o Public Fictions, Private Facts

o Simile as Precedent

o Property, Contract, and Evidentiary Values

• 1. The Claims of Property: On Being and Belonging

o The Capital in Question

o Imagined Liberalism

o Mapping Racial Reason

o Being in Place: Landscape, Never Inscape

• 2. Bodies as Evidence (of Things Not Seen)

o Secondhand Tales and Hearsay

o Black Legibility—Can I Get a Witness?

o Trying to Read Me

• 3. Composing Contract

o “A novel-like tenor”

o Passing and Protection

o A Secluded Colored Neighborhood

• Epilogue. When and Where “All the Dark-Glass Boys” Enter

• A Contagion of Madness

• Notes

• References

• Acknowledgments

• Index

Karla FC Hollowayis is James B. Duke Professor of English at Duke University, where she also holds appointments in the Law School, Women’s Studies, and African & African American Studies, and is an affiliated faculty with the Institute on Care at the End of Life and the Trent Center for Bioethics, Humanities & History of Medicine. She serves on the Greenwall Foundation’s Advisory Board in Bioethics, and was recently elected to the Hastings Center Fellows Association. Holloway is the author of BookMarks: Reading in Black and White and Codes of Conduct: Race, Ethics, and the Color of Our Character, as well as Private Bodies, Public Texts: Race, Gender, and a Cultural Bioethics and Passed On: African American Mourning Stories: A Memorial, both published by Duke University Press

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Con memoria optimista. 250 aniversario de ‘Cándido’.

Les 250 ans de Candide. Lectures et relectures
Sous la direction de Nicholas Cronk & Nathalie Ferrand
Peeters Publishers, (Coll. «La République des lettres, 55), Louvain , 2014, 636 p.
ISBN : 9789042927070

Présentation de l’éditeur :

Après 250 ans, le Candide de Voltaire continue de nous faire rire et de nous faire penser. Dans ce recueil d’essais, une quarantaine de spécialistes, venus de nombreux pays du monde, collaborent pour présenter leurs points de vue sur ce chef-d’œuvre inépuisable et insaisissable. Ce «conte philosophique» entre en dialogue avec la philosophie de son temps; et en même temps ce roman fait la synthèse de tous les modèles romanesques connus. Mélangeant pastiche et parodie, Voltaire exhibe une ironie cinglante qui nous désarçonne encore aujourd’hui: l’humour voltairien laisse encore aujourd’hui son empreinte sur la satire contemporaine. Lu et relu, ce chef-d’œuvre voltairien, objet d’inlassables réécritures, a été adapté pour la scène comme pour le cinéma. Le roman de Voltaire a été traduit dans toutes les langues, et illustré dans tous les styles. Le voyage de Candide dans le monde est aussi extravagant que celui de son héros.

Table des matières

Préface de Paul LeClerc (New York Public Library)

Préambule

– Nathalie Ferrand (CNRS, Oxford) : Lire Candide

– Nicholas Cronk (Oxford, Fondation Voltaire) : Editer Candide

Candide, roman philosophique ?

– Christophe Paillard (Ferney-Voltaire), « Il faut imaginer Candide barbu – Que signifie : ‘Il faut cultiver notre jardin’ ? Le moment de Candide dans l’évolution de la philosophie de Voltaire »

– Colas Duflo (Université de Picardie, Amiens), « Candide, roman antiphilosophique »

– Rodrigo Brandão (Université Fédérale du Paraná, Brésil), « Candide et la dispute entre Bayle et Leibniz sur le problème du mal »

– Véronique Le Ru (Université de Reims), « La raison suffit-elle à Candide ? »

– Ourida Mostefai (Boston College), « Postures du maître et du disciple : Candide et le dialogue entre Voltaire et Rousseau »

– Abderhaman Messaudi (Université Paris VIII), « Candide chez les philosophes »

Candide devant la critique

– Nicholas Cronk (Université d’Oxford), « Candide, une encyclopédie du roman »

– Philip Stewart (Duke University, Durham), « Frédéric Deloffre et la ‘genèse’ de Candide »

– Gianni Iotti (Université de Pise, Italie), « L’ordinaire et l’extraordinaire dans Candide »

– Michèle Bokoza Kahan (Université de Tel Aviv), « La théorie des genres dans le meilleur des mondes »

– Jack Iverson (Whitman College), « Le lecteur dans Candide »

– Jean-Paul Sermain (Université Paris-Sorbonne nouvelle), « A Tale told by an Idiot ? Candide ! »

Réceptions, traductions

– Sylvain Menant (Université de Paris-Sorbonne), « Voltaire lecteur de Candide »

– Françoise Weil, « Les éditions françaises de Candide datées de 1759 »

– Laura Mackie (Université de Leeds), « A wicked book to be sure, but infinitely clever » : Candide et ses lectrices dans la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle »

– Lorenzo Bianchi (Université de Naples, Italie), « Candide en Italie : traductions, diffusion et influence »

– Kees van Strien (Oegstgeest, Pays-Pays), « Candide chez les Bataves. Réception et traduction de Candide en Hollande »

– Tristan Coignard (Université de Bordeaux), « Quand Candide devient journaliste : les Faustin allemands ou le cheminement d’un modèle littéraire vers l’écriture périodique »

– Andrew Kahn (Université d’Oxford), « Candide: problèmes de réception dans la Russie des Lumières »

– Fabrice Chassot (Université Paris IV), « ‘La griffe du lion’: Flaubert, lecteur de Candide »

– Laetitia Perret (Université de Poitiers), « Candide au Lycée aux XIXe et XXe siècles : de la minoration à la consécration »

– Adrienne Mason (Université de Bristol), « Candide au Royaume des éditions Penguin : ou l’illusion de l’équivalence »

Suites, réécritures, parallèles

– Christiane Mervaud (Université de Rouen), « Dans le sillage de Candide au XVIIIe siècle : Suites, imitations, variations »

– Edouard Langille (St. Francis Xavier University, Canada), « La Place, Monbron et la genèse de Candide »

– Gianni Goggi (Université de Pise) « L’entrée dans l’Eldorado: l’intertexte de Candide »

– Marie-Hélène Cotoni (Université de Nice), « Candide, une illustration burlesque du Précis de l’Ecclésiaste ? »

– Jonathan Mallinson (Université d’Oxford), « Dialogues de la mémoire et de l’imagination: Candide et les Mémoires pour servir à l’histoire de la vie de M. de Voltaire »

– Alexis Tadié (Université Paris IV), « Candide et Rasselas : deux philosophies du style »

– Françoise Tilkin (Université de Liège, Belgique), «Le Candide anglois : un cas complexe de ‘palimpseste’»

– Didier Gambert (Université de Poitiers), « Le Compère Mathieu, Candide: la Lettre et l’Esprit »

– Gérard Lahouati (Université de Pau), « Au carnaval des Lumières. Henri-Joseph Dulaurens et Candide »

– Shelly Charles (CNRS, Paris), « Le Voltaire des sans-culottes » : lectures de Candide dans l’œuvre de Pigault-Lebrun »

– Françoise Gevrey (Université de Reims), « L’héritage de Candide chez Sylvain Maréchal »

– Maurice Levy (Université de Toulouse), « Candide chez les Sans-Culottes »

– Guillaume Métayer (CNRS), « De Candide aux Fantaisies d’un réaliste de Josef Popper Lynkeus, ou Voltaire et les machines du rêve »

Adaptations, actualisations

– Michel Delon (Université Paris IV-Sorbonne), « Candide dans l’Europe d’après-guerre : Norbert Carbonnaux et Leonardo Sciascia »

– Marie-Pierre Rootering (Düsseldorf, Allemagne), « Candide censuré au théâtre au XIXe siècle »

– Christophe Cave (Université de Grenoble), « Candide représenté au théâtre : Loichemol-Laplace (2009), Vautel (1923), Pilette (1861) »

– Nikolai Kopanev (Bibliothèque nationale de Russie, Saint-Pétersbourg), « Vratar : le Candide soviétique »

– Siofra Pierse (Université de Dublin), « La vitesse vitale du tigre celtique? Candide sur scène dans l’Irlande du XXIe siècle »

Illustrations

– David Adams (Université de Manchester), « L’illustration de Candide dans les Romans et Contes de M. de Voltaire (1778) »

– Christina Ionescu (Sackville University, Canada), « Candide à New York : éditions américaines de l’entre-deux-guerres »

– Eric Gatefin, « Candide vu par Joann Sfar : illustration, commentaire et caricature d’un ‘texte sacré’ »

En forme d’épilogue

– Alain Viala (Université d’Oxford), « Le jardin désenchanté »

– Appendice Nicholas Cronk, « Les imitations littéraires de Candide »

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ESTE ES EL PRECIO DE COMER AZUCAR EN EUROPA

Gravure de Pierre Charles Baquoy d’après un dessin de Jean-Michel Moreau le Jeune