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Pensamiento y ficción narrativa. Francia s. XVII y XVIII

Colas Duflo (dir.)

Fictions de la pensée, pensées de la fiction [Texte imprimé] : roman et philosophie aux XVIIe et XVIIIe siècles

Hermann (Collection La République des lettres. Symposiums), Paris, 2013, VIII-313 pp.

ISBN: 978-2-7056-8473-0

Présentation

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la fiction narrative en prose, dans ses diverses formes, et particulièrement romanesque, aime à s’emparer des débats intellectuels du moment. Les romanciers mettent en scène des héros philosophes, évoquent des problèmes métaphysiques, décrivent des sociétés utopiques, racontent des expériences de pensée. Des personnages imaginaires échangent des dialogues philosophiques dont l’enjeu est l’établissement de la vérité, des héros sentimentaux s’écrivent des dissertations rationnelles, des aventures invraisemblables illustrent des pensées vraies. Les études rassemblées dans le présent volume par un ensemble de chercheurs de différents pays analysent ces textes hybrides, d’auteurs majeurs ou méconnus, qui réunissent dans une même œuvre fiction et théorie, narration et argumentation, écriture de divertissement et doctes préoccupations. Elles abordent différentes questions, liées aux usages philosophiques de la fiction, aux présentations fictionnelles de la pensée et aux emprunts réciproques de la philosophie et du roman

Colas Duflo est professeur de littérature et d’histoire des idées à l’université de Picardie Jules Verne (Amiens). Auteur de nombreux articles sur le XVIIIe siècle français, il a édité différents textes de Diderot et de Bernardin de Saint-Pierre. Il a notamment publié « Diderot philosophe » (Honoré Champion, 2003) et la parution de «Les aventures de Sophie. La philosophie dans le roman au XVIIIe siècle» (CNRS éditions) est prévue pour le début de l’année 2013.

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La obra corresponde a la edición de las actas del Colloque Iternational, Université de Picardie Jules Verne (Amiens, France) 25-28 mars 2009 ‘Fictions de la pensée, pensées de la fiction. Roman et philosophie aux XVIIe et XVIIIe siècles’.

A continuación recupero la información en su día divulgada acerca del mismo:

«Aux dix-septième et dix-huitième siècles, les romanciers font un grand usage de la philosophie, que ce soit pour mettre en scène des héros philosophes (Cleveland de Prévost), pour évoquer des problèmes philosophiques (Jacques le fataliste de Diderot) ou pour se moquer de telle ou telle philosophie (Candide ou l’optimisme de Voltaire). Ils n’hésitent pas, souvent, à glisser une longue dissertation philosophique au milieu d’un roman par lettre sentimental, ou une leçon de philosophie entre deux ébats dans un roman libertin. Mais les philosophes aussi, de leur côté, construisent des fictions (récits utopiques, expériences imaginaires, description de mondes possibles…) et réfléchissent sur les fictions. Ils écrivent sur le roman, et parfois, ne dédaignent pas d’en écrire eux-mêmes. On étudiera différents aspects de cette présence de la philosophie dans le roman à l’âge classique et on essayera d’en comprendre les effets littéraires ; on étudiera également la façon dont les philosophes pratiquent la fiction et, parfois en même temps, la pensent.

Un tel colloque sera l’occasion d’organiser une rencontre internationale entre quatre équipes : le Centre d’Etudes sur le Roman et le Romanesque (CERR, Université de Picardie, Amiens, France), le Cercle interuniversitaire d’étude sur la République des Lettres (CIERL, Université Laval, Québec), le groupe de recherche « L’ombre des Lumières » (dir. Svein-Eirik Fauskevåg, Université de Trondheim, NTNU, Norvège). Il permettra d’aborder différentes questions, liées à la fiction, aux usages philosophiques de la fiction, aux usages romanesques de la philosophie, aux discours philosophiques sur la fiction et sur le roman, aux présentations romanesques de la philosophie, et aux emprunts réciproques de la philosophie et du roman à l’âge classique».

Contact : colas.duflo@u-picardie.fr

Comité d’organisation : Colas Duflo (Pr, UPJV), Luc Ruiz (MCF, UPJV)

Comité scientifique :

Anne Beate MAURSETH (Santa Barbara – Trondheim, OL, Pr), Svein-Eirik FAUSKEVÅG (Trondheim, OL, Pr), Colas DUFLO (UPJV, CERCLL, Pr)

Mercredi 25 mars 2009, 19 h : accueil des participants étrangers.

Jeudi 26 mars 2009, Pôle Cathédrale, salle 122 :

9h-12h : présidence : Svein-Eirik FAUSKEVÅG

1. Colas DUFLO (UPJV, CERCLL, Pr) : Introduction générale

2. Eric MECHOULAN (U. Montréal, CIERL, Pr) : « Des conversations galantes aux entretiens de morale, Mlle de Scudéry et l’usage des romans »

3. Isabelle TRIVISANI-MOREAU (MCF, Anger) : « Ordre de la pensée, ordre de la fiction dans l’Histoire des Sévarambes de Denis Veiras. »

4. Philippe CHOMETY (Crairac, Aix, Dr, agrégé) : « Roman et philosophie dans L’Histoire de la philosophie des héros (1681-1683) de Geneviève Forest »

5. Knut Ove ELIASSEN (Trondheim, OL) : « Qu’est-ce qu’un « je » ? Biographie, anthropologie et écriture romanesque »

14h-18h30 : présidence : Eric Méchoulan

1. Frédéric CALAS (Paris 4-Sorbonne, MCF) « Pouvoirs de la fiction et satire sociale: les détours d’un dispositif argumentatif dans les Lettres persanes »

2. Svein-Eirik FAUSKEVÅG (Trondheim, OL, Pr) : « Images du monstre dans le Cleveland de Prévost »

3. Coralie BOURNONVILLE (UPJV, CERCLL, doctorante) : « Le Monde Moral de Prévost : pour une lecture philosophique des récits ? »

4. Julie CHALVIGNAC (UPJV, CERCLL, doctorante) : « Figures de philosophes dans les romans de Prévost »

5. Ingvild Hagen KJØRHOLT (Trondheim, OL) : « La philosophie du cosmopolitisme et l’écriture de la fiction dans les contes philosophiques de Voltaire »

6. Françoise DERVIEUX (Dr, agregé, Clermont-Ferrant) : «Le Voyageur philosophe de Villeneuve (1761)»

7. Dominique ORSINI (Paris III) : « La poétique du contre-point dans le roman-mémoires : comment conjuguer discours philosophique et esthétique romanesque (Mémoires du comte de Vaxère de BOYER d’ARGENS et L’Illustre Malheureuse de l’abbé OLIVIER) »

8. Sylviane Albertan-Coppola (UPJV, CERCLL, Pr « Ecriture romanesque et philosophie chrétienne : Le Comte de Valmont (1774) de l’abbé Gérard. »

Vendredi 27 mars 2009, Pôle Cathédrale, salle 313 :

9h-12h : présidence : Colas Duflo

1. Florence LOTTERIE (ENS-LSH, Cerphi, MCF) : « Un personnage de roman : la femme philosophe »

2. Alexandre WENGER (Genève, MCF) « Margot philosophe »

3. Nathalie FERRAND (Maison française d’Oxford-CNRS, CR) « La Filosofessa italiana (1753) »

4. Anne Beate MAURSETH (Santa Barbara – Trondheim, OL, Pr) : « La pensée du hasard dans le roman au dix-huitième siècle »

5. Julien GUILLEMET (doctorant, UPJV) : « Des Grieux, une philosophie de joueur ? »

14h-18h30 : présidence : Daniel Dumouchel

1. Trude KOLDERUP (Trondheim, OL, CR) : « La perspective de la matière dans le roman libertin »

2. Luc RUIZ (UPJV, CERCLL, MCF) : « Scène pornographique, scène philosophique chez Sade »

3. Renan LARUE (UPJV, doctorant) : « La compassion: théorie et pratiques fictionnelles »

4. Øyvind Gjems FJELDBU (Trondheim, OL) : « ‘Dans l’ombre du cabinet’ : La figuration littéraire de la philosophie comme sujet dans l’oeuvre de Rousseau »

5. Martin WÅHLBERG (Trondheim, OL) : « De la lecon de clavecin au discours philosophique : le roman et la philosophie de la musique»

6. Daniel DUMOUCHEL (U. Montréal, CIERL) : « Pygmalion, ou de l’éducation de la statue. À propos d’un motif philosophique récurrent dans la fiction des Lumières

7. Franck SALAÜN (Montpellier) : « Les savoirs de la fiction: le cas Marivaux ».

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NO FOUNDATIONS: AN INTERDISCIPLINARY JOURNAL OF LAW AND JUSTICE. Law’s Justice: A Law and Humanities Perspective

No Foundations is an international peer-reviewed journal committed to publishing interdisciplinary legal scholarship of the highest quality at the interface between law and justice. We encourage contributions from all areas of law and beyond, with the aim of bridging the gap once opened between law and other social and human activities and experiences.

On the assumption that law is a socially embedded phenomenon that cannot be fully understood as an autonomous discipline, we aim to connect law both with its real effects on the lives of individuals and societies, and with the realm of human aspirations and ideals that give it life and meaning.

NO FOUNDATIONS:AN INTERDISCIPLINARY JOURNAL OF LAW AND JUSTICE

Number 9 (2012)

Law’s Justice: A Law and Humanities Perspective

Content:

Justice in Tension: An Expression of Law and the Legal Mind

James Boyd White

Configuring Justice

Jeanne Gaakeer

To Avenge, to Forgive or to Judge? Literary Variations

François Ost

Speaking of the Imperfect: Law, Language and Justice

Marianne Constable

Justice and the Colonial Collision: Reflections on Stories of Intercultural Encounter in Law, Literature, Sculpture and Film

Rebecca Johnson

The Heart of Law

M. Paola Mittica

Having Gods, Being Greek and Getting Better: On Equity and Integrity Concerning Property an Other Posited Laws

Gary Watt

The Ethics of Testimony: Trauma, Body and Justice in Sarah Kofman’s Autobiography

Ari Hirvonen

Disponible en: http://www.helsinki.fi/nofo/currentissue.html

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Justiça Restaurativa em Brasil. Novedad bibliográfica

Neemias Moretti Prudente

Justiça Restaurativa: Marco Teórico, Experiências Brasileiras, Propostas e Direitos Humanos

Edição Kindle, E-book. 2013. 350 pp.

Disponível em: http://www.amazon.com.br/Justiça-Restaurativa-Experiências-Brasileiras-ebook/dp/B00BYG4EXS/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1364049882&sr=1-1

O Livro aborda o tema: Justiça restaurativa e seus Reflexos no Brasil. A justiça restaurativa como uma nova forma de resolução de conflitos na esfera criminal, onde as próprias partes envolvidas no conflito, direta ou indiretamente, buscam, por meio do diálogo e consenso, e com a ajuda de um facilitador, a solução de seus próprios conflitos, visando à reparação do dano (sentido lato) e a reintegração das partes (vítima, infrator e comunidade). Para tanto, no primeiro capítulo, faz-se uma abordagem acerca dos aspectos fundamentais da justiça restaurativa, ou seja, antecedente histórico, terminologias e definições, valores fundamentais, diferentes práticas e bases fundamentais, de acordo com a Organização das Nações Unidas e a União Européia, para o uso da Justiça Restaurativa. No segundo capítulo, apresenta-se como a justiça restaurativa surge e se desenvolve no Brasil, os projetos em andamento e as recomendações para uso da justiça restaurativa no Brasil. O terceiro capítulo trata dos direitos humanos e sua harmonização com a Justiça Restaurativa, por conseguinte, acerca das possibilidades da justiça restaurativa frente o ordenamento jurídico brasileiro e, por fim, sobre a proposta de aplicação da justiça restaurativa no Brasil.

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El trabajo constituye la Dissertação de Mestrado de su autor, Neemias Moretti Prudente, Mestre em Direito Penal pela Universidade Metodista de Piracicaba (UNIMEP 2008-2009). Especialista em Direito Penal e Criminologia pelo Instituto de Criminologia e Política Criminal e Universidade Federal do Paraná (ICPC/UFPR 2006-2007). Especialista em Direito Penal e Processo Penal pelo Instituto Paranaense de Ensino (IPE 2011-2012). Bacharel em Direito (2001-2005). Professor de Direito Processual Penal na Escola da Magistratura do Paraná – EMAP (Curso de Preparação à Magistratura). É Membro do Instituto Brasileiro de Direito Processual Penal (IBRASPP). É Membro do Conselho Editorial da Revista SÍNTESE de Direito Penal e Processual Penal, da Revista Âmbito Jurídico, da Revista Sociologia Jurídica e das Revistas Fontes do Direito. Palestrante em Congressos e Universidades em todo o país. Autor de diversos artigos em revistas e jornais especializados. É coautor dos livros: Cultura de paz: restauração e direitos (UFPE, 2010) e Justiça restaurativa e mediação: políticas públicas no tratamento dos conflitos sociais (Unijuí, 2011). É organizador e coautor do livro: Monitoramento Eletrônico em Debate (Lumen Juris, 2012). É autor do livro: Introdução aos Fundamentos da Vitimologia (Atlas, 2012). Tem interesse/atuação nas áreas de: Direito Penal, Processo Penal, Criminologia, Justiça Restaurativa.

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Publicación on-line. Il contributo di Law and Humanities nella formazione del giurista. Atti del Quarto Convegno della Italian Society for Law and Literature.

ISLL– Italian Society for Law and Literature (Società italiana di diritto e letteratura – SIDL) http://www.lawandliterature.org/index.php?channel=HOME-PAGE&lang=en

ISLL Papers

MARETIALI 2013

Felipe Casucci, M.Paola Mittica (eds.), Il contributo di Law and Humanities nella formazione del giurista. Atti del Quarto Convegno della Italian Society for Law and Literature (The contribution of Law and Humanities in the Legal Education. Proceedings of the 4th National Convention of the Italian Society for Law and Literature), pp. 281

On May 31 and June 1, 2012, the Sannio University at Benevento hosted the 4th national convention of the Italian Society for Law and Literature (ISLL) on Law & Humanities and Legal education, titled «Il contributo di Law and Humanities nella formazione del giurista. The convention was introduced by Luigi Lombardi Vallauri with a lecture devoted to Letteratura e filosofia come ispirazioni dell’atto politico-giuridico.

Collana on-line della Società Italiana di Diritto e Letteratura

© ISLL – ITALIAN SOCIETY FOR LAW AND LITERATURE

ISSN 2035 – 553X

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Disponible en: http://www.lawandliterature.org/area/documenti/Dossier%20Atti%20ISLL%202012.pdf

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Corso di Diritto e Letteratura. Università “Magna Græcia” di Catanzaro. Calabria

Il prof. Alberto Scerbo ci informa che nell’a.a. 2012-2013 è stato attivato, sotto la propria titolarità, un corso di Diritto e Letteratura, quale materia a libera scelta nella laurea magistrale in Giurisprudenza dell’Università “Magna Græcia” di Catanzaro. L’insegnamento pesa 9 CFU e afferisce al settore scientifico disciplinare IUS/20. Il corso è organizzato in seminari tematici su argomenti riguardanti i rapporti tra diritto e letteratura ovvero su testi giuridici e letterari oggetto di analisi e approfondimento.

Via: Società italiana di Diritto e Letteratura Società. http://www.lawandliterature.org/index.php Comunicazioni ISLL

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Sobre Albert Camus (1913-1960) y la Política. En los preliminares de un centenario

Jeanyves Guérin

Albert Camus. Littérature et politique

Honoré Champion (coll. Champion Classiques, série Essais. n°18), Paris, 2013, 400 pp.

ISBN : 9782745325020

Présentation de l’éditeur

Camus est aujourd’hui l’un des auteurs français les plus lus et les plus commentés tant en France qu’à l’étranger. Une part importante de son œuvre reste pourtant méconnue ou a été lue trop hâtivement. La critique a beaucoup étudié L’Étranger, La Chute, Le Mythe de Sisyphe. C’est comme écrivain du politique, non comme écrivain politique qu’il est étudié ici. Après avoir rappelé son activité de journaliste citoyen et certains de ses combats, l’on examine sa représentation fictionnelle des totalitarismes puis son rapport à l’Algérie coloniale.

Sommaire

• LE JOURNALISTE ET CITOYEN

o Le journaliste

o La justice en procès

o «L’une des causes les plus justes qu’on puisse rencontrer dans une vie d’homme» : la république espagnole

• L’ALGERIEN

o Un Algérien à l’Express

o Les désarrois d’un juste

o De Chroniques algériennes au Premier Homme

Jeanyves Guérin est professeur de littérature française à l’Université Sorbonne nouvelle Paris 3, membre du P.R.E.S. Sorbonne Paris Cité. Ses travaux portent sur la littérature et le théâtre du vingtième siècle.

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Estamos ya en los preliminares del primer centenario del nacimiento de Camus. Comienzan a aparecer estudios específicos sobre su obra y pensamiento. Este que le dedica Jeanyves Guérin aborda el interés de Camus por la Política, antes que su faceta de escritor político, y por su enfoque temático se suma a uno anterior del que fue editor literario, y que aquí consigno: Camus et la politique. Actes du colloque de Nanterre, 5-7 juin 1985, L’Harmattan (Coll. Histoire et perspectives médit), Paris, 1986, 295 pp. (ISBN : 9782296366572 ).

J.C.G.

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Los gozos y las sombras. De libros en Oporto (y II). El Dictionnaire de l’Académie Françoise, «une propriété commune à tous les citoyens individuellement » v. «propriété nationale, appartenant à la Nation, prise collectivement»

No soy tan ingenuo como para creer que en Oporto perdí la ‘sombra criminal del bibliófilo’ que particularmente me corresponde y con la que cargaré de por vida. Sólo aproveche de su extravió en algún lugar del Dédalo de ruas que entre erguidos repechos y pendientes en declive forma el tejido urbano del centro histórico de la cuidad y sus alrededores. La fluctuación de estiramientos y reducciones es algo que afecta muy especialmente el sentido del equilibrio de las sombras, y conociendo esa debilidad anduve de propósito procurándome con el Sol un alterno cabeceo que la fuera asomando al vértigo, y en su balancín la dejé columpiando, colgada del aire. Cuando pasadas unas horas recobró la estabilidad yo ya me había alejado de ella y era libre para los libros. Intuyo que desde entonces delibera cenicientos estragos para un día nubloso.

Emancipado de ella, inicié con ese alivio las maniobras de rescate. Iba a recuperar el ejemplar de una obra imprudentemente abandonada en una modesta librería anticuaria portuense al albur de las contingencias más variables, resignado a no hallarla. Pero caminaba hacia él enredando a mis pasos las golosas fabulaciones que el amante de libros fantasea, y que rara vez declara; ésta no será una de ésas. Ahora he de decir sólo que después de algunas revueltas localicé el establecimiento. Entonces aún me demoré en su escaparate unos instantes, tan inquieto como ávido. Aunque también reflexivo, cauto y hasta resignado, pues acaso mi esperanza fuera toda una ensoñación, una quimera, y estaba en el umbral de mi desengaño ya adelantado un día, una hora, o apenas un minuto por la desalentadora labor de desahucio de mi ejecutiva sombría compañera. Alea iacta est, repetí ad portas de mi Rubicón libresco, crucé el dintel y entré a la Livraria que se llama….

‘Ustedes pueden llamarme Ismael’, hace decir Melville al narrador comenzando el relato de Moby Dick. Ismael no es su nombre autentico, o quizá sí. Ustedes pueden llamarla Livraria Moreira da Costa, Varadero, Manuel Ferreira, José Lopes Gomes Soares, Carneiro & Gonçalves, Carvalho & Cunhado … O tal vez su nombre es conocido por otro nombre, distinto de los aquí nombrados, y que me abstengo de nombrar. Ahora los blogs, como antaño las paredes, oyen … Las paredes oyen, del jurista y dramaturgo mexicano Juan Ruiz de Alarcón (1581-1639) toma el título de una expresión francesa de mitad del s. XVI, ligada a la pasión de Catalina de Medecis, que buscó y encontró modo de averiguar los muros de su palacio para que nada excediera a su escucha. ¿Quién sabe si detrás de este blog no está mi sombra ahora? Ustedes pueden llamarla a su preferência; yo, ni por lo más quedo nombraré el verdadero nombre del establecimiento, y pues, en entero silencio, quedo sin responder.

Como dije, accedí e ingresé a la Livraria. Es estrecha y convenientemente equipada de obstáculos diversos para impedir moverse con holgura; pero acaso ya doy demasiadas pistas. Y me situé de espaldas a donde creí haber visto por última vez la obra; sin embargo, me traicionaba la memoria. Con la mirada divertida en las lomeras de una sección de literatura infantil, se encontraba a dos baldas a mi izquierda, con trazas de no haber variado su posición un milímetro en los últimos nueve meses. Le alargué el brazo y con la mano en forma de tenaza la atrapé antes que amagara desaparecer.

Plena piel, encuadernación de época, sí, característico papier de aguas en las guardas, también …

Y era el Dictionnaire de l’Académie françoise (Nouvelle édition), A Lyon, Chez Benoit Duplain, père, Joséph Duplain, fils, MDCCLXXII, vij, vol. I (A-K) [686 pp.], y v.2 (L-Z) [672 pp.] 4º. ¡Y cuánta complacencia examinando su portada! Luce en ella grabado en talla dulce un águila en vuelo que prende al pico una cinta con la inscripción ‘ De Piano In Altum ‘.

¡Y qué dicha al comprobar su estado, completo y límpio! … ¡Y cómo referir la oferta de su precio sin ser tildado de embustero! Si lo confieso dirían que es patraña de bibliófilo, que me solazo en el laurel de mi triunfo, que busco el vocativo o la ovación, que sólo pretendo sembrar envidias, que incomodo… Sin renunciar a la elegancia del tacitismo y a una desenvuelta falta de solicitud a mis críticos manifiesto, no obstante, que exhorté con timorato aliento un descuento, y dióseme conforme, reducido así el importe final en 5 euros. Infieran de ahí cuál haya sido el coste de la compraventa… Si ahora me endosan un ‘¡imposible!’, pues sea, más conservo la factura, para incrédulos y para Hacienda.

No tengo en mi biblioteca abundancia de Diccionarios; sólo algunos. Éste que se vino conmigo desde Oporto lo registro con especial cariño al lado de otros, pocos. Viajé a Oporto para un Coloquio internacional sobre Diderot y al tiempo de elaborar mi ponencia lo tuve en mente, acuciado por consultar alguna de las ediciones de la época para una cita filológica que precisaba a mi argumento. Ninguno hallé en la Biblioteca de la Universidad de Málaga. Tampoco en la vecina de Sevilla, donde acudo en trances extremados, que los poseía exclusivamente en ediciones del s. XIX. Hube de sumergirme en Google Libros, con catas sucesivas, hasta ahondar en el la voz pretendida, y con todo en una impresión bastante posterior a la que ahora disfruto en el mundo de lo extra-virtual. Me conjuré a no sufrir en un futuro otro episodio análogo y el remedio está puesto.

La tinta de las ediciones del Dictionnaire de l’Académie françoise corre entre la original, de 1694 – Chez la Veuve de Jean Baptiste Coignard, Imprimeur ordinaire du Roy, & de l’Académie Françoise), Paris, MDCLXXXXIV. ‘Avec Privilege de sa Magesté, au Roy’, prefaciada por François Charpentier, e impresa a tres columnas– y las sucesivas de 1718 (2e éd.), 1740 (3e éd.) y 1762 (4e éd., Chez la Veuve de Bernard Brunet), que sigue el curso abierto por la primera y el la última del Ancien Régime; todas ellas in-folio, aparte una más in 4º de 1778. Con la Révolution se tira la 5e éd, en 1798 –an VII de la République– por Décret de la Convention –que también suprimiría la Académie Françoise fundada en 1635– encargándola a ‘les libraires Smits, Maradan et Cie’ –Jean-Joseph Smits (1756-1807) y Claude-François Maradan (1741-1803)– y cuyo premilinar redactará M. Dominique Joseph Garat. Mediando el s. XIX aparecen la 6e y 7e éds., respectivamente en 1835 y 1878, ambas en Paris por Firmin-Didot.

Además de la que reposa tendida en mi biblioteca, que sigue la parisina de 1762, los Duplain de Lyon –libraires, rue Merciere, à l’Aigle– llevaron a los tórculos de sus prensas otra con el mismo pie de imprenta y fecha de 1776. Localizar ejemplares de ese año es relativamente fácil. Le sucedió a la Bibliothèque National francesa, que sin embargo no dispone de la editada en 1772, como por el contrario sí ocurre en la Biblioteca Nacional de España, única de nuestro país donde yo conozca que existe ejemplar como el ahora de mi propiedad; me consentirán este pequeño orgullo, grande para mi. Hubo también otras impresiones del Dictionnaire de l’Académie françoise; en Avignon –Veuve Girard– de 1765, en Nîmes –chez Pierre Beaume, Imprimeur du Roi & libraire près l’Hôtel-de-Ville, à Nismes– en 1778 primera, y segunda de 1786-1787, y una más –esta vez enriquecida ‘de grand nombre de Mots adoptés dans notre Langue depuis quelques années’– en Paris –et se trouve à Lyon– chez J.B. Delamollière, o de La Mollière– de 1792. E incluso los ‘frères de Duplain’ aún compondrían en la imprenta familiar otra ‘nouvelle édition’ del Dictionnaire, a 1795, en 3 vols., con añadidos y correcciones del Abbe Goujet.

Mas una vez establecida esta genealogía deseo agregar debida noticia de un detalle no menor ni prescindible. Surge al interrogarse por cuáles de entre estas ediciones serían –sigo aún en el ambiente intelectual de mi trabajo sobre Le fils naturel de Diderot, que expuse en Oporto– bâtards. O dicho con mayor cortesía, si no constituían todas ellas ediciones corsarias y, en definitiva, una impostura, además de una contrefaçon.

Para responder a esta interrogante –de evidente enjundia jurídica por incumbir en la discusión de su asunto una viva cuestión sobre propiedad literaria– es útil reunir siquiera sucinta la información del largo pleito que con desigual suerte dilató en complejas cuestiones prejudiciales por cuatro instancias penales y una civil (resoluciones de las Cours criminelles de Paris y Versalles, anuladas por la Cour de Cassation, reenvío desde este órgano al Tribunal de police correctionnelle del département de la Seine-Inferieure, y finalmente a la Section 5ª del Tribunal civil del département de la Seine),. Fue el entablado frente al erudito lexicógrafo y gramático Jean Charles [Thibault de] Laveaux (1749-1827) y los citoyens Nicolas Moutardier (1763-1807) y François-Augustin Le Clère (1786-1803), editor literario aquél y libreros impresores éstos, por ‘contrefaçon’ de l’édition du Dictionnaire de l’Académie françoise, acquise de la Convention par les libraires Smits et compagnie, a instancia de les libraires Martin Bossange (1765-1865), Joseph-René Masson (1727-1794) et Jean-Marie Besson (?-?), acquéreurs de la susdite édition.

De la causa de Laveaux, Moutardier y Le Clère hizo defensa Gaspar-Gilbert Delamalle (1752-1834), abogado desde 1774, que de septiembre 1793 y hasta la muerte de Robespierre en julio del año siguiente tuvo por domicilio conocido la Prison des Madelonnettes, y allí se significó como uno de los involuntarios ocupantes con más escaso espíritu de asenso y beneplácito. Delamalle, con esgrima de finas razones –era experto en retórica forense– y habilidad y hasta donaire en la presentación del criterio interpretativo histórico-jurídico, no menos que probada sagacidad en el empleo del análisis filológico (véase su Essai d’institutions oratoires à l’usage de ceux qui se destinent au barreau, Delaunay, Paris, 1816-1822, en esp. t. II, pp. 11-13), salvó la identidad de la obra de sus clientes, a quienes absueltos de la pretensión de adverso les fue reconocido el derecho a la titularidad intelectual y el correspondiente aprovechamiento comercial de la misma.

De aquel largo iter procesal conviene recordar dos contrarios pronunciamientos. Uno del Tribunal de primera instancia, donde declara al Dictionnaire de l’Académie françoise «une propriété commune à tous les citoyens individuellement, et que tous pouvaient l’imprimer, comme tous peuvent puiser de l’eau à une fontaine publique, comme tous peuvent aller et venir sur un grand chemin». Otro, en uno de los criminales, al dictum que reza «ce Dictionnaire était une propriété nationale, appartenant à la Nation, prise collectivement» (Archives de l’ Institut de France, Procès-verbaux de l’Académie Française, 1083; cf. Jacques-Philippe Saint-Gérand, “J.-Ch. Th. de Laveaux et la cinquième édition du Dictionnaire de l’Académie Française” (http://projects.chass.utoronto.ca/langueXIX/laveaux/laveaux1802.htm).

Y, en fin, es muy posible que de aquí podamos sacar lección, con ganancia de presente, tanto sea sobre los derechos de la Nación como de sus nacionales en punto al patrimonio cultural, y pudiera ser que asimismo sobre los límites de la propiedad intelectual, cuyas lindes andan por estos días cambiando hitos para amojonar nueva extensión al cultivo jurídico de ese campo.

Aunque mi enseñanza es quizá más doméstica, y va únicamente en precaverme de la criminal vocación conspiratoria de mi particular sombra bibliófila. No soy autónomo. Me tienta imaginarme, con determinadas excepciones, en La maravillosa historia de Peter Schlemihl, escrita por Adalbert von Chamizo allá por 1814. Sé que ella regresará en ignoro qué momento, o qué próxima librería anticuaria o de viejo. Entretanto viviré alerta, sin otra tregua que, a la vista a mi Dictionnaire de l’Académie françoise, gozar en él la mirada como en un trofeo.

J.C.G.

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Con Pietro Costa. Seminario di Teoria del Diritto e Filosofia Pratica. Università degli Studi di Modena e Reggio Emilia

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Los gozos y las sombras. De libros en Oporto (I). «L’atrocité des peines nuit à leur efficacité»

Recuerdo haber leído, hace ya muchos años, sobre una incómoda experiencia de Mario Vargas Llosa en Hay-on-Wye, la pequeña localidad de Wales que dispone de más librerías por metro cuadrado del mundo. Visitaba una de las muchas casas en que aquéllas están instaladas, y luego de revisar con paciencia y delectación los anaqueles e ir en ellos entresacando ligeramente del alineado perfil de sus lomos los títulos de su preferencia observó que al regresar para llevarlos ya habían desaparecido. Descubrió al fin, no sin disgusto, que otro cliente al que apenas sólo precedía unos pasos se apropiaba de su selección.

Por mi parte, puedo aportar alguna pesadumbre similar, si bien las requisas que he padecido han sido todas clandestinas, de donde me parece posible proponer una teoría que podría llamar ‘la sombra criminal del bibliófilo’. A todo amante de los libros le persigue –a mayor o menor distancia– un gemelo invisible que conociendo sus gustos y al tanto de sus hallazgos trata de frustrarlos con sistemático tesón. Naturalmente, a tal evidencia –basta con haberla sufrido una o dos veces para afirmar que es del todo real– le cabe como único remedio el de ser más decidido, y no dejar para mañana libro que puedas llevarte hoy, o incluso ayer. Esto es no sólo una recomendación, sino un auténtico principio de acción. Cualquier intento de consenso comporta riesgos insuperables. Así, por ejemplo, la técnica de ocultación; ocultar el ejemplar en lugar recóndito, en lo profundo de alguna madriguera de las que con frecuencia se forman entre los libros, y esperar hallarlo allí cuando se decida regresar por él. La experiencia dicta inapelable sentencia sobre su inutilidad; ‘la sombra criminal del bibliófilo’, que acosa con metódica exactitud cada uno de nuestros pasos, lo exhuma y favorece que, como colocándole un potente reflector, ese ejemplar en concreto esté más a la vista que cualquiera otro, que todos los demás, y por tanto que desaparezca apenas unos minutos, horas o días, después de nuestro intento de ocultación. Cuando volvemos confiados en desenterrar el tesoro escondido, sencillamente no estará. Si se pregunta por él, el librero no lo recuerda, o de lo contrario, sí, porque apenas unos minutos, horas o días antes de nuestro regreso lo habrá vendido a un cliente que casi había tropezado con el ejemplar. Y es que, en efecto, ‘sombra criminal del bibliófilo’ puede a veces ser extremadamente cruel.

En un viaje anterior a la ciudad de Oporto, que hice en junio de 2012, hallé dos obras que en aquel momento no adquirí. Ya había comprado otras, y o no me dejé tentar bastante o ya lo había sido suficientemente. El caso es que quedaron en Oporto, a la espera de otro viaje. Días atrás volví a la ciudad, confiando en no tener que lamentar aquella decisión, o indecisión. A la primera oportunidad visité las librerías donde nueve meses antes las abandoné. Y, ¡oh, felice! , allí permanecían aún. Debo reconocer no obstante que, para torcer el destino de los múltiples desengaños a que me ha venido sometiendo mi perseguidora sombra en los últimos tiempos, he desarrollado algunas estratagemas –contramedidas, pues es abierta la contienda que entre ambos está declarada– las que me disculparán que obvie, porque entrar en detalles implica el peligro de su venidera ineficacia. El trance será en adelante, además, delicadísimo, precisamente por haber burlado a mi sombra, que desde ahora estará más en vigilia y deseosa de frustrarme otros sucesivos empeños. Traten de entender mi discreción, comprendan que deba callar, es mucho lo que anda en juego.

Lo que sí puedo es ufanarme del triunfo en esta batalla, aunque la guerra continúe y se anuncie larga.

Uno de los ejemplares que traigo procede de la Livraria Antiquária ‘Académica’, que está en Rua dos Mártires da Liberdade, y regenta el Sr. D. Nuno Canavez. Se trata de:

M. Le F., Plan de législation sur les matières criminelles …: Précédé d’un discours sur les loix, Chez Barthelemi Vlam, Amsterdam, 1779, LXXVI, 157 pp.

El Sr. Canavez me obsequia con su amistad y algunos descuentos que son, si bien innegociables, sustantivos. En esta obra fue tímido, verdad, pero partíamos de un precio que admitía poco margen a minorarlo, lo que aún así no evitó por mi parte un intento, al cabo falllido. La cantidad que gustosamente aboné fue sencillamente ridícula. No me hagan hacerles sentir mal; ridícula, y punto. Tampoco deseo ser odiado. Con su envidia -especialmente si es enfermiza- me basta y soy contento.

Diré, del resto, que lo primero en cautivarme fue la cita en portada: «l’atrocité des peines nuit à leur efficacité«, que rezaba como tomada de M. de Monterosate. Ella anticipaba con claridad meridiana una emblemática adhesión a las doctrinas que ahora conocemos como más representativas del iluminismo penal. Ya al interior, en lectura del discours sur les loix, averigué (p. 3) que en concreto procedía de las Riflessioni politiche intorno all’efficacia e necessità delle pene, dirette da Tommaso Natale, marchese di Monte Rosato, al giureconsulto D. Gaetano Sarri. [Lettera… in cui si ragiona del sistema del Signor Beccaria intorno alla pena capitale, e degli opposti sentimenti del Signor di Linguet,… Riflessioni preliminari ai discorsi intorno alla prima deca di Tito-Livio del Segretario fiorentino indirizzate… a D. Alfonso Airoldi.] (In Palermo: nella Stamperia de’ SS. Apost. in Piazza Bologni per Gaetano M. Bentivenga, 1772, 2 partes en 1 vol. in-8°).

Tommaso Natale (1733-1819), Marchese di Monterosato, filosofo-poeta de raigambre leibniziana (La filosofia Leibniziana esposta in versi toscani, per Tommaso Natale, marchese di Monte Rosato, Stamperia del Matini, Firenze, 1756, 119 p., lxi, [4], 5 p.), jurista y docente de la Università degli Studi di Palermo, y también traductor (La Iliade di Omero tradotta in verso sciolto italiano da Tommaso Natale marchese di Monte Rosato, Palermo, Reale stamperia, 1807), había sido uno de los primeros propugnadores de la humanización de las penas, cuyos postulados fundamentales se han publicitado y difundido a través de Cesare Beccaria en Dei delitti e delle pene. La excepcionalidad en Natale habría sido adelantarse a ellos en quince años [vid. Giovanni Tranchina, “Anticipazioni positivistiche nell’opera di Tommaso Natale, en Il Tommaso Natale. Bollettino dell’Istituto di Diritto Processuale Penale dell’ Università di Palermo, 1 (1973), pp. 46 y ss]. Sin embargo, el peso de la fama del Marchese di Beccaria es abrumador, y en la fachada del actual Palazzo dei Tribunali o Kalsa, en el barrio del mismo nombre, aún se exhibe una lápida que declara: CASA DI TOMMASO NATALE /MARCHESE DI MONTEROSATO/ MORTO A 28 SETTEMBRE 1819/ POETA E FILOSOFO EGREGIO/ EMULÓ BECCARIA/ PROPUGNANDO/ UMANE RIFORME NEL GIURE PENALE/ L’ANNO 1759.

Otras noticias sobre Monterosato pueden lograrse en consulta de la conferencia dictada por Giorgio Arcoleo con el título de Palermo e la cultura in Sicilia (Fratelli Treves, Milano, 1897). Allí se precisa: “Tuttavia, so non una rinascenza, avvenne un risveglio nel secolo scorso. Tommaso Natale propugnò una riforma delle leggi criminali, emulo di Beccaria” (p. 58). La incuria siciliana en la época venía envuelta además por una omertà preñada de miedo a la Inquisición.

De la obra de Natale existen ediciones posteriores [con un studio critico de Francesco Guardione (“Tommaso Natale e delle nuove teoriche politiche e criminali in Sicilia nel secolo decimottavo”, pp. IX-LXVI), e introduzione del romanista, prof. de la Università di Padova, Giovan Battista Impallomeni, Alberto Reber Edit., Palermo, 1895, LXVI, 100 pp.] e igualmente más recientes y modernas (con prefazione de Lino Buscemi, y un saggio de Giovanni Tranchina, Torri del Vento, Palermo, 2011, 79 p.). También varios, aunque no numerosos, trabajos de investigación; v. gr., Francesco Scaduto, Tommaso Natale, precursore del positivismo penale, A. Trimarchi, Palermo, 1921, y del Profesor ordinario de Storia della Filosofia en la Facoltà di Scienze della Formazione dell’Università di Palermo, Dr. Piero Di Giovanni, “Il riformismo illuminato di Tommaso Natale”, en AA.VV., La tradizione illuministica in Italia, Palumbo, Palermo 1986, (Atti del Convegno di Studi organizzato dalla Società Filosofica Italiana a Palermo il 14-16 novembre 1985), pp. 21-41.

En todo caso, Natale fue asimismo leído y considerado en Francia, como prueba la obra Plan de législation sur les matières criminelles, cuyo autor, encriptado en iniciales, resulta ser el abogado Le Fébure, de quien no abunda información, según diré más abajo. Pero más me interesa ahora comentar acerca de la recepción de Natale en Portugal. Ofrece interés el estudio –de todo punto excelente– de Guilherme Braga da Cruz, titulado “O movimento abolicionista e a abolição da pena de morte em Portugal”, leído en sesión solemne de la Academia das Ciências de Lisboa, el 1 de julho de 1967, fecha conmemorativa de la abolición de la pena de muerte [ahora en Obras Esparsas. Estudos de História do Direito, Actas Universitatis Conimbrigensis, Universidade, Coimbra, 1981, vol. II, pp. 27- 243], donde se menciona el “Discurso sobre a pena de morte, e reflexões sobre alguns crimes”, que a firma del Dr. A.R.S. se publició em el Jornal de Coimbra, num. XXXIII, Parte II, de 1815 [Na Impressão Regia, Lisboa] (pp. 101-146, en esp., p. 98). La iniciales pertenecen a Antonio Ribeiro dos Santos (1745-1818), canonista coimbrense, y colega de Pascoal José Freire de Melo dos Reis (1738-1798), de quien me he ocupado para el Diccionario crítico de Juristas españoles, portugueses y latinoamericanos [véase Manuel J. Peláez (ed. y coord.), Cátedra de Historia del Derecho y de las Instituciones UMA et al., Zaragoza-Barcelona, 2012, vol. III, T. VI Apéndice biográfico Ф de los Apéndices Ψ y Ф (AZ),  pp. 359-361]. Pues bien el Discurso de Ribeiro dos Santos, que está disponible en http://www.fd.unl.pt/Anexos/Investigacao/964.pdf , ya cita (p. 116) la obra de Natale.

Sin embargo, antes que esa propicia atmósfera permitiera el conocimiento y la difusión de las doctrinas ilumimistas italianas es claro que la obrita del abogado Le Fébure ya había llegado a Oporto, donde la encontré. Compuesta para participar en un concurso convocado en Berna, acabó editándose en Amsterdam sin permiso del autor, un mes más tarde, esto es, junio de 1779. De ella hizo parcial edición Brissot de Narville [Jacques Pierre Brissot, llamado de Warville (1754-1793)] en el t. V de la Bibliothèque philosophique du législateur, du politique, du jurisconsulte, ou Choix des meilleurs discours, dissertations, essais, fragmens, composés sur la législation criminelle par les plus célèbres écrivains, en françois, anglois, italien, allemand, espagnol, &c. pour parvenir à la réforme des loix pénales dans tous les pays (s.n., Berlin, 1782) a continuación del ‘Prix de la Justice & l’humanité’, de Voltaire, ocupando las pp. 109-459 (disponible en: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k728274.r=La+Journ%C3%A9e+des+dupes.langFR ).

Jacques Pierre Brissot de Warville editó únicamente lo relativo al Plan de législation sur les matières criminelles, prescindiendo del discours sur les loix. El editor manifiesta (Avis del’Editeur) que el autor imita el tono ligero e irónico de Voltaire (p. 193): «Le plan qu’on va lire est bien diffèrent de celui qui précede, soit pour le style, soit pour les idées. On voit que l’auteur a voulu imiter le ton léger & ironique de Voltaire; il l’a même souvent copié. Ayant à parler sur les mêmes objets, cela étoit naturel. Je l’ai dit ailleurs, ce ton de sarcasme & d’ironie est très- déplacée, quand il est question d’objets graves. A force de vouloir rire sur tout, on nous apprend à ne sentir rien. De là, à l’apathie, à l’indiference, il n’y a qu’un pas. On parvient à se persuader que tout ne peut être mieux, & que le foible doigt d’un individu ne peut soulever la masse énorme de l’univers. Cette opinión est une des plus funestes qui aient encore paru pour le malheur de l’humamté». Y acerca de su criterio editorial de selección dice (p.294): «On a imprimé de plan en 1779 à Amsterdam, avec un discours sur les loix a la tête. J’ai retranché ce discours, parce que il ne contient rien de neuf, & que les notes interminables dont il est suivi, ne nous disent sur legislateurs anciens & modernes que ce qu’on a dit cent fois & mieux. On trouvera peu d’ordre en ce plan. Imaginez-vous un homme qui parcourt & considéré aucune fuite différents objets, & qui écrit tout ce qui lui vient de la tête, tout ce qu’il fait. Voilà notre auteur; mais malgré tout cela».

Bien, no encuentre uno en el camino editores literarios con semejante severidad de juicio. Sin duda el muy ignoto abogado Le Fébure no era un teórico de primer orden. Con todo, el discours no me parece tan prescindible. En cuanto al Plan de législation, ciertemente contiene aspectos más perdurables.

Por esos creo que me amparó la fortuna para ahora poseer en mi biblioteca la edición completa, de la que sólo he localizado -salvo error- nueve ejemplares; tres en la Universiteitsbibliotheek Gent, dos en la Universidade de Coimbra procedentes de la Livraria del Colégio Real dos Militares, dos también en la Berkeley Library de la University of California y en la Bibliothèque de l’Université Charles de Gaulle (Lille), y uno más en la Bibliothèque Nationale de Francia. Ninguno en bibliotecas universitarias españolas, ni entre las que figuran en el catálogo del Patrimonio Bibliográfico español. Es mi gozo, pues, poder regalarme con la lectura de lo mucho curioso y no poco bueno que el discours y el Plan reúnen. Con la cita del Marqués de Monterosato ya me siento colmado. Aquí, de nuevo –de nuevo igualmente como si se tratara de una novedad, porque al menos su actualidad continúa siendo indiscutible– la reitero: «l’atrocité des peines nuit à leur efficacité«.

Con eso me basta, y el haber burlado la siniestra sombra que perseguiendo mis huellas arrojaba la oscura amenaza de su extravío. Con este libro no lo consiguió.

J.C.G.

P.S.: En próxima entrada completaré este resumen de ‘gozos y sombras’. Adelanto sin embargo que no desvelaré el nombre de la Livraria donde hice mi segunda adquisición. También entonces diré el porqué.

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ALL’ORIGINE DEL DIRITTO AL TRAMONTO DELLA LEGGE. Università di Pisa. Scuola di Dottorato in Scienze Giuridiche

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Un buen ejemplo -otro más- de cómo se diseñan (bien) los Doctorados en Italia. ¿Tomaremos nota en lo doméstico?

J.C.G.